Var rédaction
Var rédaction
05/04/2018

Les grands esprits se rencontrent. Vraiment ? Pour le savoir, nous avons soumis 6 dilemmes de marketing aux orateurs de l'UBA Trends Day. Alors, y a-t-il match ou… match ?

1. Les marques et médias locaux survivront-ils à la prochaine décennie ?
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Matthew Banks, Experience Designer : “Bien sûr ! Je pense même qu'ils sont promis à un avenir radieux. Je ne vais pas permettre à Facebook de contrôler toutes les facettes de ma vie. Je suis convaincu que les marques locales gagneront en confiance et en popularité."

Daniel Levine, Executive Director, The Avant-Guide Institute : “Il n'y a aucun risque qu'ils disparaissent, tout au contraire. Ils bénéficieront d'une réaction naturelle aux excès de la mondialisation. Les entreprises et médias locaux proches de leur marché cartonneront auprès des consommateurs en quête d'authenticité."

2. Lors de l'achat d'espace média, la brand safety est-elle une mode ou une nécessité ?
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Chris Sanderson, CEO, The Future Laboratory: “Une nécessité absolue. Penser le contraire serait très périlleux, car ce serait faire fi du nouveau rapport de forces entre les clients et les marques. Le consommateur d'aujourd'hui veut être au centre de toutes les attentions. La prise en compte de la brand safety est donc la logique même."

David Mattin, responsable Trends & Insights, TrendWatching: “Je crains que ce soit une nécessité, car certaines associations doivent être évitées comme la peste. Dans la pratique, je pense que la majorité des consommateurs sont suffisamment intelligents pour comprendre qu'une marque ne choisit jamais d'être associée à certains contenus explicites. Personne ne se dit: 'Tiens, cette marque soutient ce contenu parce que sa pub y est juxtaposée'. Néanmoins, il me semble judicieux pour les marques de savoir où elles mettent les pieds."

3. Que pensez-vous des écrans publicitaires personnalisés à la radio ou la TV ?
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Carla Johnson, Storyteller: “Beaucoup de bien ! Je pense que cette personnalisation répond au désir du consommateur, à savoir choisir lui-même son environnement et ses contenus. Ces attentes seront étendues à son environnement radio et TV."

Daniel Levine: “Comme souvent, la ligne de démarcation entre cool et creepy est difficile à tracer. Pour les annonceurs, le grand défi sera de trouver – et de conserver – l'équilibre, afin de promouvoir leurs marques sans s'aliéner leurs clients."

4. Le streaming supplantera-t-il la radio traditionnelle ?
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Joseph Jaffe, CEO, Evol8tion: “Pas complètement. La radio subsistera et le streaming gagnera en importance. Sans doute va-t-on évoluer toutefois vers une écoute radio à la demande, après la diffusion linéaire des émissions. Si vous comptez cela comme du streaming, on pourrait alors répondre à votre question par l'affirmative…"

Chris Sanderson: “Je pense que les deux vont cohabiter. Le tout est de répondre aux attentes de l'auditeur. Je suis un abonné payant de Spotify, parce que ce service me permet d'écouter la musique où et quand je veux. Cela ne m'empêche pas d'écouter aussi la radio. Personnellement, j'adore les infos à la radio. Les journalistes radio n'ont pas leur pareil pour présenter les news."

5. Un annonceur peut-il se passer de médias de masse ?
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Carla Johnson: “Je pense que les médias de masse doivent nécessairement figurer dans le mix."

Daren Poole, responsable Creative Development, Kantar Millward Brown: “Oui et non. Il existe de nombreux exemples d'annonceurs qui enregistrent de formidables résultats sans recourir aux mass-medias. Les médias secondaires sont aussi très efficaces, mais je pense que de nombreuses marques ne peuvent se passer d'un impact massif."

Guy Brusselmans (Bain & Company) partage cet avis. Découvrez pourquoi dans l'article Reach & Repeat.

6. Dans 10 ans, les assistants vocaux seront-ils omniprésents dans les foyers européens ?
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Carla Johnson : “Probablement. Ils sont en plein essor."

Ross Bernstein, auteur de best-sellers : “Je pense que les consommateurs se rebelleront contre les assistants vocaux. Notre chez-soi, c'est notre dernier sanctuaire. Et pourtant, nous y installons des smart devices. Au premier couac, le retour de manivelle sera redoutable : 'Tu te rends compte, Valérie, cette société a observé mes moindres faits et gestes pendant trois ans. Ma vie n'a plus aucun secret pour elle !" Car les conséquences peuvent être fâcheuses : que penser si votre 'assistant personnel' vous entend évoquer votre cancer ? Les employeurs risquent de ne plus vous embaucher, les compagnies d'assurances de ne plus vous assurer… Le job d'un assistant vocal ne se limite pas à commander de l'eau pétillante quand vous avez envie d'eau pétillante. Ses attributions peuvent être beaucoup plus intrusives..."

Vous aimeriez en savoir plus sur les prévisions d'avenir de nos experts ? Consultez le compte-rendu des UBA Trends Day 2018.