Lissa De Peuter
Lissa De Peuter
Content Marketeer
02/01/2020
Il y a longtemps que Google Assistant, Amazon Alexa et Apple Siri ont quitté nos smartphones pour s’inviter dans nos maisons. Les fabricants nous proposent aujourd'hui un éventail croissant d’enceintes ‘intelligentes’, qui s’installent dans n’importe quelle pièce et s’acquittent avec le sourire de multiples tâches. Pour mieux connaître ces nouveaux compagnons, nous avons rencontré leurs utilisateurs. Comme Geoffrey Hantson, directeur créatif de l’agence publicitaire Happiness, qui ouvre le bal.

Un ‘cadeau’ aux collaborateurs

Geoffrey est loin d’être le seul collaborateur de Happiness à posséder un Google Home. L’agence en a en effet offert un exemplaire à tous les membres de son personnel. « Le ‘vocal’ est appelé à devenir un canal de marketing à part entière », explique-t-il. « Chacun d’entre nous doit donc apprendre à maîtriser cette technologie. Comme je ne suis pas un geek, je ne m’intéresse pas du tout aux subtilités technologiques de ces appareils. Et c’est mieux ainsi : lorsqu’on ne connaît pas les limites techniques de ces engins, nos idées sont plus créatives. »

Musique, météo et messages

Geoffrey utilise son enceinte intelligente comme la grande majorité des Belges : de manière pratique et utilitaire. « Écouter de la musique, demander les prévisions météo, ajouter des trucs à ma liste de courses… Le stade primaire, en quelque sorte. En Belgique, nous ne disposons pas encore d’applications de pur divertissement, comme aux États-Unis. Dans ce domaine, nous sommes un peu à la traîne. »

Confidentialité : OK pour les jeunes

Il y a quelques semaines, les enceintes intelligentes ont à nouveau fait la une de l’actualité, lorsqu’il est apparu qu’elles enregistrent les conversations domestiques et les envoient à Google et consorts. De telles pratiques effraient-elles notre interlocuteur ? Geoffrey : « On peut effectivement se poser la question du respect de la vie privée, mais je crains que cette évolution soit irréversible. Mais je n’ai pas l’impression que le public est prêt à boycotter les enceintes pour autant. Les smartspeakers vont continuer à se vendre comme des petits pains. Seuls les quadras+ s’inquiètent de ces procédés. Les jeunes s’en fichent comme de leur première console. »

Créativité : tout est à inventer

Geoffrey Hantson s’attend à ce que le ‘vocal’ devienne très bientôt un canal de marketing à part entière. Quelle sera l’évolution ? « Aujourd'hui, lorsque je demande à mes équipes créatives d’imaginer des applications originales pour ces enceintes, elles ne conçoivent que de l’utilitaire, tel qu’une appli d'aide aux personnes bègues. Ce projet est bien sûr louable, mais je pense que le potentiel des smartspeakers est bien plus grand. Outre-Atlantique, HBO et Netflix ont déjà mené des campagnes via Alexa et Google Assistant. Cet énorme domaine ne demande qu’à être exploité. »